Celui qui croit en Jésus-Christ a la Vie Éternelle
- Celui qui croit a la vie éternelle
« Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
« En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Ces trois passages sont convaincants en eux-mêmes, mais certaines personnes sont troublées et n’arrivent pas à s’appuyer sur ces vérités pour avoir la paix. Aussi pour expliquer leur riche portée, nous devons examiner ce que signifie « la vie éternelle ». En effet il existe plusieurs conceptions insuffisantes de la vie éternelle. Pour certaines personnes, elle implique seulement une existence éternelle. Pour d’autres, elle signifie qu’un croyant, s’il persévère dans la foi, vivra pour l’éternité dans un état de perfection avec le Seigneur Jésus. Enfin quelques-uns considèrent la vie éternelle comme un don, que l’on reçoit ici-bas, et que l’on doit garder jusqu’au jour de sa mort, pour en expérimenter toute la gloire. Examinons en détail ces trois conceptions.
a- Vie éternelle et existence éternelle
Depuis la chute de l’être humain, la vie naturelle est marquée par la mort (Romains 5. 12 ; Genèse 2. 17). Celle-ci ne concerne pas seulement notre condition spirituelle, mais aussi notre corps (Romains 5. 14 ; Hébreux 9. 27). Aucun être humain ne peut vivre éternellement en tant que pécheur sur cette terre. Nous sommes ainsi soumis à la mort du corps. Ensuite les être humain inconverti doit comparaître devant Dieu pour être, après son Jugement, jeté dans l’étang de feu qui est la seconde mort, la mort éternelle (Apocalypse 20. 11-15). Il continuera éternellement d’exister en Enfer (Matthieu 10. 28 ; Luc 16. 23) bien qu’il soit éternellement mort spirituellement. La vie éternelle n’est donc pas la même chose qu’une « existence éternelle », elle est beaucoup plus que cela.
b - La vie éternelle, notre part présente
La vie éternelle est également davantage qu’une vie future dans la perfection auprès du Seigneur Jésus, bien qu’elle comporte aussi cette signification. L’Écriture parle dans ce sens-là de « l’espérance de la vie éternelle » (Tite 1. 2) et cela concerne le plein accomplissement de tout ce que Jésus Christ a opéré pour le croyant. Notre âme est déjà sauvée par la foi, mais le salut de notre corps est encore à venir (Romains 8. 22-25). En ce qui le concerne, il est « sauvé en espérance » et nous attendons encore la rédemption. Lorsque Jésus Christ reviendra, il transformera nos corps misérables pour les rendre conformes à son corps glorieux (Philippiens 3. 21). Alors nous recevrons la vie éternelle dans sa plénitude, car même notre corps y aura part. Bien d’autres passages, essentiellement dans les écrits de l’apôtre Paul, présentent la vie éternelle comme une possession à venir (Romains 2. 7 ; Galates 6. 8 ; 1 Timothée 1. 16 ; 6. 12, 19 ; Tite 3. 7).
Cependant la vie éternelle est aussi notre part présente. L’apôtre Jean nous la montre ainsi dans son évangile et dans ses épîtres. L’Esprit témoigne par lui, que le croyant possède déjà maintenant la vie éternelle. Les trois passages de son évangile cités plus haut le montrent clairement.
c - Celui qui a le Fils a la vie
Il n’est pas juste de comparer la vie éternelle avec un cadeau précieux, que nous emportons avec nous et sur lequel nous devons veiller soigneusement, afin de ne pas le perdre. La vie éternelle n’est pas quelque chose qui est ajouté à la vie naturelle, mais elle est de nature entièrement nouvelle par rapport à celle-ci. L’Écriture présente le croyant comme un être humain qui est dans une condition toute nouvelle : Il est « passé de la mort à la vie » (1 Jean 3. 14). Le croyant ne possède pas la vie d’une façon indépendante : il est « en Christ », lié à Lui, participant de sa vie (Romains 6. 23 ; 1 Jean 5. 11 ; 2 Corinthiens 5. 17).
La vie naturelle d’un être humain commence à sa naissance et se manifeste dans toute son existence. De même, la vie éternelle commence à la nouvelle naissance du croyant et se manifeste tout au long de sa nouvelle existence d’enfant de Dieu. Nous ne transportons pas notre vie naturelle avec nous comme un paquet. De même, nous n’avons pas la vie éternelle comme un cadeau que l’on pourrait perdre.
De plus, cette vie éternelle ne peut avoir de fin. Ce serait une contradiction en soi que la vie éternelle ait une fin. Elle ne serait plus la vie éternelle. Elle serait semblable à la vie naturelle qui est assujettie à la mort.
d - La vie éternelle est la vie divine
Supposons qu’il y ait sur la terre un être humain qui puisse vivre perpétuellement. Cet être humain ne posséderait pas pour autant la vie éternelle. Il n’aurait que la vie naturelle qu’il a reçue d’Adam à sa naissance. La vie naturelle de cet être humain n’aurait simplement pas de fin.
La vie éternelle n’est pas seulement une vie qui n’a pas de fin, mais c’est aussi une vie de caractère divin : « Lui (Jésus) est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20). Le Seigneur Jésus a dit aussi : « C’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3).
La vie éternelle consiste à connaître Dieu et Jésus Christ, à être dans une relation vivante avec le Père et le Fils. Cela signifie donc avoir la vie de Christ. La Vie Éternelle est la vie divine. Celui qui a la vie éternelle, participe à la nature divine, comme l’apôtre Pierre l’écrit (2 Pierre 1. 4). Cette vie peut-elle avoir une fin ? Peut-elle mourir en nous, cette vie qui a vaincu la mort dans la résurrection de Christ ? Impossible. C’est pourquoi, tous les passages parlant du fait que le croyant possède la vie éternelle sont des preuves certaines qu’aucun croyant ne peut être perdu. AMEN !!!
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