La Grâce de Dieu règne dans le pardon des péchés
Le pardon des péchés est une bénédiction d'une valeur colossale parce qu'il est absolument nécessaire pour jouir de la paix avec Dieu et d'une gloire future. Sans ce pardon, aucun être humain ne peut connaître le bonheur. Quand la culpabilité vient blesser la conscience d'un être humain pécheur et que les craintes de la colère de Dieu l'oppresse, cet être humain désire et cherche ardemment le pardon de Dieu, et il le reçoit avec joie comme la première de toutes les faveurs.
Quelle que soit la grandeur de ce bienfait qu'est le pardon de nos péchés, nous n'aurions aucune certitude quant à l'existence d'un pardon avec Dieu si la Bible ne le révélait pas. Sans la Parole de Dieu, on pourrait tout aussi bien croire que Dieu ne condamne pas finalement les créatures qui l'ont offensé. Cela, toutefois, ne serait qu'une conjecture sans preuve. Dieu s'est révélé par d'autres manières que la Bible comme un Être Saint et Parfait opposé à tout mal moral. Pourtant, ces autres manières de la révélation de Dieu ne sont pas en mesure d'assurer qu'Il pardonne le péché d'une façon qui s'harmonise avec sa propre nature sainte.
Nous sommes donc tenus d'adorer sa Majesté et sa Bonté, car Dieu ne nous a pas laissés à tâtonner dans les ténèbres pour superposer des milliers de conjectures sans fondement sur un sujet d'une telle importance !
La Parole de Dieu enseigne avec une certitude absolue que le pardon existe auprès de Lui, le Créateur Souverain. Cette révélation de grâce remonte jusqu'au début de la création, au jardin d’Éden. Les patriarches la connaissaient déjà, mais l'alliance établie avec Moïse l'exposa avec plus de clarté. Moïse proclame avec force cette grâce du pardon de l'Éternel, et elle joue une part importante dans le Nom sacré par lequel l'Assemblée de l'Ancien Testament connaissait le Nom de Dieu : « L'Éternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui, et proclama le nom de l'Éternel. Et l'Éternel passa devant lui, et s'écria : L'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à mille générations. qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché... » (Exode 34. 5-7).
Au Souverain Éternel appartient « la miséricorde et le pardon, car nous avons été rebelles envers Lui » (Daniel 9. 9).
La Grâce de Dieu dans le pardon de nos péchés a reçu sa plus haute confirmation et brille avec sa gloire la plus éclatante avec la Venue de Jésus le Fils de Dieu. La Bible présente ce merveilleux bienfait de la nouvelle alliance au moyen de puissantes métaphores et par une riche diversité de langage afin de décrire les différents aspects du péché et de son pardon.
Par exemple, l'homme pécheur paraît sous les traits d'un être souillé par une horrible impureté, et son pardon est représenté comme la parfaite purification de sa personne et la couverture de toute sa souillure (Psaume 14. 3 ; 32. 1 ; 85. 3 ; 1 Jean 1. 7 ; Apocalypse 1. 5). L'être humain pécheur est enfoncé dans les dettes dues à ses péchés et incapable de les payer. Son pardon en est l'effacement ou le fait qu'elles ne lui sont plus comptées (Psaume 32. 2 ; 51. 3.11; Matthieu 18.24). L'être humain pécheur est une personne dont les épaules ploient sous un très lourd fardeau. Le pardon est la disparition de ce poids pénible (Psaume 38. 5 ; 32. 2 ; Matthieu 11.28).
La Bible présente le péché comme un nuage sombre prêt à éclater en orage et le pardon comme l'effacement de cette tempête de la face des cieux (Ésaïe 44. 22). La désobéissance à la loi de Dieu est qualifiée de rébellion contre la Majesté dans les lieux célestes, et le pécheur est un condamné qui encourt la peine de mort. Le pardon consiste dans l'annulation de cette sentence et la révocation de la punition prononcée.
Dans sa grâce, Dieu déclare : « Délivre-le, afin qu'il ne descende pas dans la fosse ; j'ai trouvé une rançon ! » (Job 33. 24). Le Seigneur se plaît aussi à décrire cette précieuse bénédiction comme s'il jetait tous nos péchés au fond de la mer. Comme s'il les éloignait de nous autant que l'orient l'est de l'occident, comme ne s'en souvenant plus, comme rendant les pécheurs blancs comme la neige, d'écarlates qu'ils étaient (Ésaïe 1. 18 ; 38. 17 ; 43. 25 ; Michée 7. 19 ; Psaume 103. 12).
La grâce est souveraine et déploie ses richesses dans un pardon divin absolument parfait. Trois choses sont exigées pour qu'il en soit ainsi : le pardon doit être total (s'étendre à tous les péchés), gratuit (être accordé sans que l'homme pécheur ait à s'acquitter de la moindre condition), et éternel (absolument irréversible).
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