Prier pour être exaucé
« Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7. 13-14).
Le peuple de Dieu prie pour être exaucé, c’est à cela qu’il se reconnaît depuis toujours. Le peuple de Dieu connaît son Dieu comme Celui qui entend, qui écoute et qui répond à la prière.
Prier pour être exaucé : n’est-ce pas une évidence ? Eh bien, puisque Dieu Lui-même souligne le fait que son peuple prie pour être exaucé.
C’est que d’autres personnes peuvent prier avec diverses intentions, aussi surprenant que cela puisse paraître :
On peut prier par habitude religieuse, c’est avoir la moindre attente, le moindre désir d’être entendu au Ciel. La prière devient alors un acte liturgique qui a perdu son sens premier.
On peut aussi prier pour mériter quelque chose de la part de Dieu, pour obtenir une compensation méritoire. C’est finalement très répandu et encore très présent dans le cœur humain ce type de sentiment.
On peut prier par superstition : c’est d’ailleurs souvent dans le cadre et dans la pratique une superstition parmi tant d’autres. « On ne sait jamais, ça peut marcher !»
On peut aussi prier, et là, on entre dans un autre registre en sachant que Dieu n’est pas d’accord avec nous, avec notre vie, nos choix de vie, mais on le fait quand même. Prier pour que notre péché réussisse (les exemples sont multiples malheureusement.). Évidemment que ce n’est pas logique !
On peut prier sans avoir la moindre intention de voir Dieu répondre à notre prière pour X raisons : « Béni notre ennemi », oui, mais le cœur n’y est pas du tout.
C'est avec étonnement qu'on voit dans la Bible des gens qui prient, mais qui savent qu’ils ne seront jamais exaucés : ceux qui prient le dieu Dagon, le dieu national des Philistins. (1 Samuel 5. 2 à 7). Le dieu qui n’a pas de tête, et pas de mains, un dieu qui ne tient pas debout. Le message est clair pourtant !
Le dieu Nisroc, le dieu des Ninivites adopté par Shanchérib, le dieu bon à rien par excellence, pourtant des gens intelligents le prient. Ce n’est pas le dieu de la famille, ni de la protection, ni de l’avenir, ni de la paix et pourtant des gens le prient. (Voir 2 Rois 19. 37).
Et puis enfin le dieu Baal, 1 Rois 18 : « Vous invoquerez le nom de votre dieu, et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. », on connaît la suite.
Même si cela nous semble étrange on peut prier mais ne pas vouloir être exaucé, ne pas être préoccupé du tout par l’exaucement.
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