Est-ce normal de célébrer la Toussaint ?
« TOUSSAINT » ! Fête du souvenir... Quel douloureux souvenir que celui qu'évoque cette sombre journée. Le jour de la Toussaint, presque partout dans ce monde, de nombreuses personnes se pressent aux portes des cimetières et se dirigent lentement, le front bas, les yeux rougis par les larmes, le cœur gonflé par le chagrin, vers la tombe des chers décédés.
Pour beaucoup, dans un cimetière, terre de souffrance et du désespoir, les tombes sont alignées les unes à côté des autres, chacune portant une croix sur laquelle est inscrit un nom évoquant tout un drame de famille... La mort a passé, moissonnant ici un enfant à la fleur de l'âge, là un père de famille en pleine force, une épouse aimée, une maman précieuse à la vie du foyer... là encore, un vieillard au soir d'une vie chargée d'expérience...
Pour les êtres humains qui vivent sans Dieu, sans foi, le cimetière est le rendez-vous de la douleur. Oui, les larmes, le chagrin, les cris de désespoir... tout cela s'explique ! Et si les êtres humains réalisaient mieux la tragique situation créée par la mort (je veux parler ici des conséquences éternelles cachées derrière la mort), le chagrin serait plus intense, les larmes plus abondantes et le désespoir infiniment plus grand !
Pourquoi cela, dites-vous ? Tout simplement parce que le refus persistant de l'être humain à vivre sa vie comme il l'entend, selon ses conceptions personnelles, trouve ici son achèvement... et quel achèvement !
Pour nous enfants de Dieu, pourquoi ne devons-nous pas fêter la Toussaint ? Sur quoi repose notre foi en Jésus-Christ ? Quelles sont nos raisons d'espérer véritablement même face à la mort ? Écoutons ce que déclare la Bible, Livre de la Vie et de l'Espérance, mais aussi LIvre de la VÉRITÉ : « Car le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23a). Voilà qui est clair... et c'est cette condamnation portée sur notre vie qui donne à la mort ce caractère effrayant ! En elle, nous pressentons tout le Jugement de Dieu !
S'adressant aux chrétiens de Corinthe qui, face à la croix, s'étaient repentis de leur vie de péché et avaient ensuite saisi par la foi le pardon de Dieu et l'assurance de la vie éternelle, en s'appuyant sur les promesses de l’Évangile, l'apôtre Paul dira, dans un cri de triomphe dont l'écho est parvenu jusqu'aux extrémités de la terre : « Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! ». (1 Corinthiens 15. 57).
De quelle victoire l'apôtre fait-il ici allusion ? De la victoire sur le péché et sur la mort ! Quel glorieux message d'espérance que celui que nous apporte la Parole vivante de notre Dieu.
Pour nous, chrétiens sauvés par grâce, aussi paradoxale que la chose puisse paraître au monde, il nous est possible, même dans un cimetière, lieu de douleur, devant une tombe renfermant les restes de nos bien-aimés endormis dans la paix du Seigneur, de parler de victoire. Oui, car pour nous enfants de Dieu, la mort est une Victoire. Et lorsqu'elle survient, elle est pour nous personnellement notre entrée dans la gloire éternelle
Ainsi, là où tout parle de mort et de désespoir, nous enfants de Dieu parlons de vie et d'ESPÉRANCE. Alléluia !
« Le jour du Vendredi Saint... il était environ la troisième heure de l'après-midi. Alors qu'il était sur la croix, Jésus poussa un grand cri et expira ! Le soir étant venu, son cadavre fut déposé par des mains amies dans un sépulcre neuf taillé dans le roc. Une pierre fut roulée en guise de porte et fut scellée. Au matin de Pâques, des femmes, puis des disciples, vinrent au tombeau. Surprise ! Ils trouvèrent la pierre roulée et le tombeau VIDE.»
Le Seigneur Jésus, Prince de la Vie, leur apparut ressuscité. « Il apparut aux apôtres isolés ou réunis. Ensuite, Il apparut à plus de 500 hommes à la fois » (1 Corinthiens 15. 5-6.). Et l’Église, forte de cette glorieuse vérité, proclame bien haut : « Ce Jésus qui a souffert... qui a été crucifié... qui est mort... Dieu l'a RESSUSCITE » (Actes 4. 10). Alors que les disciples, désemparés, pleuraient sur leurs illusions perdues, le Seigneur leur apparut Vivant.
Ainsi, Jésus s'est courbé un moment sous le joug de la mort. Il ne l'a pas évitée mais Il l'a affrontée, Jésus fut mort sur la croix, bien mort... mais, ensuite, Jésus est ressuscité. Alléluia ! Ce qui signifie qu'Il a vaincu la mort, Il a été plus fort qu'elle ; et Il vit désormais et pour l'éternité.
La Victoire de Jésus sur la mort est aussi la Victoire sur l'ennemi appelé Satan, Prince de ce monde, grand responsable de tout le désordre qui règne dans le monde, dans la famille et dans le cœur humain.
Voilà la Bonne Nouvelle de l’Évangile. L'ennemi a trouvé quelqu'un plus fort que lui.
Quand on pense à toutes les douleurs humaines que Satan a semées dans le monde, à toutes les tombes dont Il est le responsable, à travers la terre et les temps, c'est avec joie que nous apprenons qu'il a été éternellement VAINCU par Jésus-Christ.
Mais la Victoire de Jésus est infiniment plus précieuse encore pour nous, enfants de Dieu, parce que, par la foi, elle devient réellement la nôtre: En sortant du tombeau, Jésus a mis en évidence la vie et l'immortalité par l’Évangile.
N'a t-Il pas dit : « Parce que je vis, vous vivrez aussi !... » (Jean 14. 19). Notre vie n’est plus une vie de vaincu, de désespéré, qui se termine à la tombe. Notre avenir n'est pas sans issue... Nous avons un horizon merveilleux devant nous.
Par-delà le sépulcre, il y a un règne éternel, de paix, de vérité, de justice et d'amour. Le Seigneur Jésus qui est sorti victorieux du tombeau et qui est monté au Ciel le jour de l'Ascension nous prépare actuellement une place.
La prière adressée par Jésus à Son Père avant l'horrible drame de la croix est entrain d'être exaucée : « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'il voient ma gloire » (Jean 17. 24).
Après la mort ou lors du Retour de Jésus pour ceux qui seront vivants en ce moment-là, nous connaîtrons alors une éternité de félicité au Paradis et nous serons pour toujours avec le Seigneur Jésus. Cette espérance constitue notre joie dans la souffrance, notre paix dans l'angoisse, notre consolation dans la mort, c'est pourquoi nous pouvons nous écrier aujourd'hui encore : « Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 15. 57).
Mais, à vous qui peut-être n'avez pas expérimenté le salut qui est en Jésus, cette victoire peut devenir la VOTRE. Comment ?... une seule réponse : par LA FOI. C'est en croyant au Christ dont parle l’Évangile que cette vérité peut devenir vôtre.
Croire en Jésus... Il ne s'agit pas de donner l'adhésion de votre esprit à quelque vérité ou enseignement ; l'objet de la Foi chrétienne, c'est une Personne et une Personne vivante, JÉSUS-CHRIST, Le Fils de Dieu. Croire, c'est s'unir à Jésus-Christ par un élan de son être, c'est se rendre à l'invitation de Celui qui s'est écrié : « VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI ÊTES FATIGUÉS ET CHARGÉS » (Matthieu 11. 28).
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