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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Jésus avec ses disciples après sa Résurrection (2)

2 Décembre 2020 Publié dans #Divers

Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances et qu'il entre dans sa gloire ? » (Luc 24. 26) commence par dire Jésus aux deux disciples d'Emmaüs. En effet, il fallait – c’était une nécessité absolue – que Jésus souffre et subisse pour nous le Jugement divin, il fallait qu’Il entre dans la mort, conséquence du péché, pour que le Dieu Juste et Saint puisse pardonner les pécheurs qui se repentent de leurs péchés et qui croient réellement en Jésus. Sans les souffrances et la mort de Jésus notre Substitut, nous resterions morts dans nos fautes, attendant le Jugement et l’éternité dans les tourments. Combien de fois nous lisons dans les évangiles « Il faut » : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup… », « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé … » (Marc 8. 31 - Luc 9. 22 - 17. 25 - Jean 3. 14). Et après sa résurrection : « Ne fallait-il pas… », « Il fallait que le Christ souffre et qu’il ressuscite… » (Luc 24. 26 - Actes 17. 3)

Puis, commençant par les écrits de Moïse et continuant par ceux de tous les Prophètes, Jésus leur expliqua, dans toutes les Écritures, ce qui concerne le Christ. Après le départ de Jésus qui devint invisible, les deux disciples se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin, et qu'il nous expliquait les Écritures ? » (Luc 24. 32).
Jésus Christ ressuscité est maintenant dans la gloire où bientôt Il introduira tous ses rachetés. En attendant, Il nous a laissé sa Parole consignée dans la Bible. Chers lecteurs et lectrices, posons-nous la question : Notre cœur brûle-t-il lorsque nous écoutons ou lisons sa sainte Parole ?

Le premier jour de la semaine (un dimanche), les disciples étaient réunis dans un lieu où toutes les portes étaient fermées par crainte des Juifs. Jésus ressuscité vint, se tint au milieu d’eux et leur dit : « La paix soit avec vous ! ».
Lorsque nous sommes réunis au Nom du Seigneur Jésus, Il est là au milieu de nous comme Il l’a promis : « Là ou deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Matthieu 18. 20). Il n’est bien sûr pas présent corporellement, mais par son Esprit, et Il nous dit, comme au premier jour de sa résurrection : « La paix soit avec vous ! ».
Le Seigneur Jésus ne nous a-t-il pas promis, avant de remonter au Ciel, qu’Il serait avec nous « tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28. 20) ? Et Jésus nous dit aussi, à chacun, alors que nous sommes chez nous seul ou en famille : « La paix soit avec vous ! » comme il l’a ordonné aux 70 disciples : « Dans toute maison où vous entrez, dîtes d’abord : Que la paix soit sur cette maison ! » (Luc 10. 5).
Que nous soyons réunis en assemblée ou que nous soyons seuls ou en famille, Jésus nous donne la paix : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé… » (Jean 14. 27). Il s’agit de la paix de la conscience, la question du péché ayant été définitivement réglée à la croix et de la paix du cœur, Sa propre paix (Jésus nous offre sa paix).

Thomas n’était pas avec les autres disciples quand Jésus ressuscité leur apparut la première fois. Quand les disciples lui dirent qu’ils avaient vu le Seigneur, il ne le crut pas. « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, dit-il, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous et ma main dans son côté, je ne le croirai pas ». Huit jours après, les disciples étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées ; il se tint au milieu d'eux et dit : « La paix soit avec vous ! ». Puis Jésus dit à Thomas : « Avance ici ton doigt et regarde mes mains ; avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; ne sois pas incrédule, mais crois ». Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (Jean 20. 25-30).
Pourquoi Jésus dit-il à Thomas de mettre sa main dans son côté alors que huit jours auparavant, il disait à Marie de Magdala : « Ne me touche pas… » ?
Ces deux récits ont un sens prophétique. Marie fait penser à l’Église qui ne voit Jésus que par la foi, sans pouvoir le toucher, en attendant de Le voir avec nos yeux physiques lorsque nous serons dans le Ciel avec Lui en ayant notre corps glorifié.

Après l’enlèvement de l’Église, il y aura sur la terre une période de grande détresse (la grande tribulation) pendant laquelle se formera un groupe de Juifs pieux attendant la venue de leur Messie. Lorsque Jésus reviendra sur la terre pour établir son règne, ces Juifs pieux reconnaîtront en Lui le Messie promis et, Le voyant, ils diront : « Quelles sont ces blessures à tes mains ? » (Zacharie 13. 6). Thomas représente ces Juifs pieux qui, pour l’instant, ne croient pas, mais lorsqu’ils verront Jésus, croiront.

Mais la part bienheureuse des rachetés de la période actuelle est de croire sans avoir vu. « Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » nous dit Jésus. Chers lecteurs, chers lectrices, faites-vous partie de ces bienheureux ?

On se souvient qu’avant la crucifixion de Jésus, Pierre lui avait déclaré l’aimer plus que tous les autres : « Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé … Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Marc 14. 29 ; 31).
A la question de Jésus : «… m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? », Pierre répond, cette fois sans se comparer aux autres : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. »
Après avoir déclaré que même s’il fallait mourir avec Jésus, il ne le renierait pas, Pierre a renié trois fois son Maître dans la cour du tribunal. Le Seigneur sonde le cœur de son disciple en lui posant la question trois fois : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? (deuxième fois) ‒ Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. ‒ Soit berger de mes brebis. »
Puis une 3ème fois : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? »
Pierre fut attristé de ce que son Maître lui pose une troisième fois la question. Mais il ne s’énerve pas comme il l’a fait lors de son troisième reniement où il répondit avec imprécations et en jurant (Marc 14. 71). Mais repenti, Simon Pierre répond avec humilité : « Seigneur, toi qui sait tout, tu sais que je t’aime. »
Oui, Jésus connaît toute chose. Il sait ce qu’il y a dans nos cœurs sans que nous ayons besoin de lui dire.

Pierre s’était humilié lorsque, après le troisième reniement, le Seigneur posa son regard sur lui ; un simple regard du Seigneur pénétra la conscience du disciple et brisa son cœur ; Pierre sortit et pleura amèrement (Luc 22. 62). Puis le jour de sa résurrection, Jésus eut un entretien privé avec Pierre (Luc 24. 34 et 1 Corinthiens 15. 5), entretien dont la teneur ne nous est pas révélée. Le Seigneur connaissait le repentir de son disciple et son amour pour Lui, mais pour qu’il puisse accomplir le service qu’Il lui avait confié (Matthieu 4. 19 et 16. 19), il fallait cette confession publique, devant d’autres disciples.

Lors de sa deuxième prédication, Pierre dit aux Juifs : « Vous avez renié le Saint et le Juste… » (Actes 3. 14). Il ne leur dit pas cela pour les condamner puisqu’il dit un peu plus loin : « je sais que vous avez agi par ignorance » (v. 17) mais il leur dit en comprenant, par expérience, la gravité et la honte de ce péché. « Repentez-vous donc… » poursuit-il (v. 19). Lui-même s’était repenti de son triple reniement. Le Seigneur ressuscité l’a restauré, pouvant lui pardonner son péché parce que Lui-même en a payé le prix à la croix.

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