Le sacrifice à la croix : Preuve de l'Amour de Dieu
Peut-on aimer sans sacrifice ? Nous allons voir qu’amour et sacrifice sont souvent liés dans l’Écriture, même si l’amour est toujours premier. L’amour rend capable des sacrifices les plus nobles, mais le sacrifice accompli sans amour ne sert à rien. Nous jetterons un regard particulier sur le sacrifice de la croix comme preuve de l’Amour divin et modèle de la vie de disciple et de l’amour du prochain.
1. L’explication de la croix par le seul Amour de Dieu :
Il ne fait aucun doute que le sacrifice de la croix est motivé par l’Amour de Dieu, les témoignages bibliques à l’appui de cette affirmation étant nombreux. Une question plus controversée est de savoir s’il faut expliquer l’œuvre rédemptrice par le seul Amour divin, ou si d’autres attributs de Dieu sont également concernés, comme sa Colère ou sa Justice.
Le seul Dieu trois fois Saint, étant irrité par les péchés de l’humanité, a fait retomber sa Colère contre nos péchés sur son Fils Jésus-Christ, lorsqu'Il fut cloué sur la croix. L'Amour de Dieu pour nous et sa Justice se sont révélés sur la croix du Calvaire. L’œuvre de la rédemption fut accompli dans l’Amour de Dieu le Père et de son Fils Jésus, c'est ainsi que les exigences de la Justice et de la Sainteté de Dieu se sont réalisés à travers le parfait sacrifice de Jésus sur la croix.
Concernant Romains 3. 23-26, où l'apôtre Paul établit un lien entre le sacrifice expiatoire de Jésus et la manifestation de la Justice divine, le projet, en vertu duquel le Christ a été constitué d’avance propitiation, est animé par la volonté divine d'exercer sa Justice qui déclare justes les pécheurs qui se repentent de leurs péchés et qui croient en Jésus-Christ leur Substitut.
Sur la croix, le sang de Jésus a été versé pour apaiser la Sainte Colère de Dieu. L'apôtre Paul dit clairement que si Dieu a offert son Fils en sacrifice, c’est parce qu’Il ne pouvait pas laisser impunis les péchés commis auparavant. S’il s’est montré patient, ce n’est pas parce qu’Il prenait le péché à la légère, mais, parce qu’Il savait que lorsque les temps seraient accomplis, Il enverrait son Fils pour nous racheter. Le seul moyen pour le seul vrai Dieu d’être Juste tout en justifiant des pécheurs était de punir un Innocent à leur place, après Lui avoir imputé leurs péchés.
Concernant 2 Corinthiens 5. 21, où l'apôtre Paul dit que le Christ a été fait par Dieu le Père "péché" pour nous, le Christ a porté les conséquences pénibles du péché, la souffrance et la mort. Le Christ a subi la Colère de Dieu sur la croix, pour nous tous qui croyons en Lui, car nos péchés Lui ont été imputés.
Comment sommes-nous considérés justes devant Dieu ? Sur la croix, Christ a porté tous nos péchés, Il fût fait coupable en notre nom, et fût jugé comme pécheur, non pas pour ses péchés, car Jésus est Saint, pur et exempt de toute iniquité, mais pour nos propres péchés. Jésus a porté sur la croix la peine qui ne Lui était point due, mais qui nous était due. Certes de la même façon, nous sommes maintenant déclarés justes en Lui, non pas que nous satisfaisons au Jugement de Dieu par nos propres œuvres, mais parce que nous sommes considérés justes devant Dieu selon la Justice de Christ, dont nous nous sommes revêtue par la foi, afin qu’elle soit faite nôtre.
2. L’explication de la croix comme antidote contre la violence
Et il est vrai que l’attitude de Jésus sur la croix, son absence de rancœur à l’égard de ceux qui l’ont crucifié et qui se sont moqués de Lui, est, ce qui donne au christianisme sa saveur particulière. Les chrétiens sont appelés à suivre son exemple, à aimer leurs ennemis, à bénir ceux qui les persécutent, à ne pas rendre le mal pour le mal. Mais, c’est aller trop loin que d’exclure toute forme de violence divine. Ce qui fait de la croix le point culminant des souffrances du Christ, c’est que les tourments qu’Il y éprouve pendant les trois heures de ténèbres ont une origine divine, et ne sont pas le simple fait de la violence humaine. De plus, même si le pardon est disponible pour tous pendant le temps de la grâce, Dieu continue d’exercer ses jugements au moyen des magistrats et de sa providence. Et celui qui refuse de se repentir et de changer de comportement s’amasse, dit l’apôtre Paul, « un trésor de Colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste Jugement de Dieu » (Romains 2. 5). Il y a donc de la Colère en Dieu contre tout mal, mais c’est une colère sainte, maîtrisée et juste.
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