Le but de la grâce de Dieu par laquelle nous sommes justifiés
LE BUT DE LA GRÂCE
« Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés, par la grâce de Dieu, pour passer à un autre évangile ! Non pas qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent pervertir l’évangile du Christ… » (voir Galates 1. 6-10).
L’apôtre Paul exprime sa surprise ; son étonnement est comme un cri du cœur dans lequel on ressent à la fois de la tendresse et une blessure. Paul n’accepte d’aucune manière que la grâce soit pervertie par une parcelle de légalisme. Il ne peut y avoir ce compromis : un peu de grâce et un peu de légalisme. L'apôtre Paul va même très loin quand il dit : « Quand un évangile autre que celui de la grâce, porterait la marque apostolique ou même angélique, et même si cet apostolat devait être le mien, ne le recevez pas » (voir Galates 1. 8).
Le but de la grâce est de nous conduire à vivre en communion avec Jésus-Christ : « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce » (Galates 5. 1-4).
Chercher à être justifié par les œuvres, nous sépare de Christ. Recevoir la grâce et y demeurer, nous permet de vivre une relation de communion avec Christ.
Le but de la Grâce de Dieu n’est pas de nous donner un billet pour entrer au Paradis, et pour éviter l’Enfer, mais de nous faire vivre une vie d’intimité avec Dieu. Dieu ne nous accorde pas sa Grâce pour que seulement nos péchés soient pardonnés, et que nous puissions aller au Ciel. Mais Il nous accorde sa Grâce pour que nous puissions goûter à son intimité et jouir de sa glorieuse présence.
La grâce nous permet d’entrer dans une relation avec Dieu, à laquelle nous ne pourrions jamais arriver, par nos œuvres, nos efforts ou nos mérites.
Le but de la grâce, c’est de nous amener à découvrir l’immensité de l’Amour de Dieu pour nous. Cette découverte enlève tout sentiment de crainte. Ceux qui servent Dieu, avec la crainte du jugement, font tout ce qui est en leur pouvoir pour Lui plaire. Mais, il peut leur arriver de n'être jamais certains d’avoir tout fait pour plaire à Dieu, ils vivent dans la culpabilité, et ont du mal à établir une relation d’amitié et d'intimité avec Dieu. Or, le but de la grâce, c’est de nous faire entrer dans cette relation d’amitié et d'intimité. Alors nous pouvons vivre cette parole de l’apôtre Jean : « Pour nous, nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).
La Grâce de Dieu n’est pas seulement un visa pour le Ciel, mais c’est la porte qui nous permet d’entrer dans une relation d’amitié et de confiance avec Dieu. C’est elle qui nous permet d’entrer dans la découverte de l’Amour infini de Dieu pour nous, et nous Lui en remercions !
NOUS SOMMES JUSTIFIÉS PAR LA GRÂCE DE DIEU :
“Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3. 24).
Dans le sermon sur la montagne, Jésus déclare : “Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5. 20).
Ici, Jésus nous rappelle qu’il y a une première forme de justice, celle des scribes et des pharisiens, basée sur la pratique rigoureuse de l’interprétation qu’ils font de la loi ; et une deuxième, celle qui doit surpasser la justice des hommes religieux.
Quelle est cette deuxième forme de justice ? C’est celle mentionnée par l'apôtre Paul écrivant aux croyants de Rome : “la justice qui est offerte par la grâce de Dieu”. C’est dans cette forme supérieure de justice que nous sommes invités à entrer.
Pensant qu'ils peuvent être justifiés par leurs bonnes œuvres, les religieux se reposent sur leurs œuvres personnelles. C’est une justice fondée sur telle ou telle pratique religieuse observable par tous. C’est une justice que l’on peut étaler à la vue des autres. Mais Jésus condamne cette attitude en disant : “Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux” (Matthieu 6. 1).
Cette justice, reposant sur les efforts de l’être humain, conduit à l’autosatisfaction et donc à l’orgueil parfois teinté d’hypocrisie.
Pour être justifiés, les disciples de Jésus-Christ se confient dans la Justice que Jésus leur offre et qui découle de son œuvre parfaite à la croix. Dans ce cas, c’est renoncer à se justifier soi-même, et accepter par la foi d’être revêtu de la Justice de Christ. Cette Justice est basée non sur ce que nous faisons, mais, sur ce que Jésus a fait pour nous. Cette Justice est imméritée, c’est une grâce qui nous est accordée gratuitement. Elle nous conduit à l’humilité et à la transparence. Elle nous garde de juger les autres par rapport à ce qu’ils font ou ne font pas, mais elle nous conduit à les aimer en sachant ce que Jésus a fait pour eux, comme pour nous.
La promesse qui nous est faite concernant la pratique de cette justice de qualité supérieure, c’est que nous entrerons dans le Royaume des cieux. Ne nous imaginons pas qu’il soit uniquement question, ici, du Royaume dans lequel nous entrerons au moment de notre décès ; non, il est question d’entrer déjà, de notre vivant, dans une qualité de vie supérieure basée sur une relation de paix avec Dieu.
Chers lecteurs et lectrices, sur quelle base cherchez-vous à être justifiés ? Souvenez-vous que la justice que l’on recherche dans les œuvres génère la crainte, car on n’est jamais sûr d’en avoir fait assez ; mais, la Justice qui découle de la Grâce de Dieu génère la Sainteté. Renoncez donc à vouloir vous justifier par vos œuvres, et acceptez la justification que vous offre Jésus-Christ, par sa Grâce infinie.
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