Grâce au sang de Jésus-Christ !
- Jésus-Christ a payé notre rançon par son sang :
La rançon pour l’âme humaine, dans la Bible, a un sens différent de celui du rachat de prisonnier ou d’esclave. Le Seigneur Jésus a payé une rançon en donnant Son sang et Sa vie : celle-ci nous a délivrés du Jugement de Dieu et de la condamnation éternelle en Enfer. Pour l’éternité, personne ne peut racheter son âme, ni celle d’autrui (Psaume 49. 7 et 8. Seul Jésus-Christ était en mesure de racheter (1 Timothée 2. 5, 6 ; Marc 10. 45), et pour cela, Il s’est donné Lui-même en rançon pour tous. Cette rançon est suffisante pour le salut de tous les êtres humains, mais seuls ceux qui reçoivent par la foi la rédemption accomplie par Jésus bénéficient de ce parfait Salut. Jésus seul qui est Dieu et Homme, Saint et sans péché, pouvait ainsi satisfaire les exigences de Dieu le Père, et réconcilier les êtres humains à Dieu.
- La valeur du sang de Jésus-Christ :
Quelle valeur a le sang de Christ aux yeux de Dieu pour qu’Il l’ait agréé comme rançon ! Oh, combien tous ceux qui en bénéficient devraient estimer très haut ce prix précieux et rendre infiniment grâces à Dieu ! (1 Pierre 1. 18-19). Ce sang est celui de l’Agneau de Dieu, qui est le Fils éternel de Dieu, venu comme Homme Saint dans ce monde pour nous révéler pleinement Dieu et Le glorifier parfaitement par le don de Lui-même sur la croix. Jésus est seul à être l'Agneau de Dieu « sans défaut et sans tache ». Oh, quel motif d’adoration : nous avons été rendus agréables dans le Bien-aimé en qui nous avons la rédemption par Son sang (Éphésiens 1. 6 à 7 ; 1 Corinthiens 1. 30 ; Colossiens 1. 14).
- Nous sommes rachetés pour Dieu par le sang de Jésus-Christ :
Il y a trois mots grec différents dans la Bible qui exprime le rachat : 1. délivrer (en grec : lutromaï). 2. acheter (en grec : agorazo). 3. racheter (en grec : exagorazo), et dans les trois cas, il y a un prix payé.
- Tite 2. 14 dit : « …"rachetés" de toute iniquité » (en grec "lutromai" qui se traduit par "délivrés"). Le sang comme symbole du don de la vie de Jésus est tout autant une rançon qu’un prix de rachat.
- Apocalypse 5. 9 : « Tu as "acheté" (en grec : agoraze) pour Dieu par ton sang… ». La grandeur du prix payé par le Seigneur Jésus-Christ est au premier plan, mais ici, le résultat essentiel est l’établissement d’une nouvelle relation de propriété. Dieu est le nouveau propriétaire et maître légitime de tous ceux qui Lui appartiennent en Jésus-Christ. Le même mot « acheté » (en grec : agorazo) est utilisé en 1 Corinthiens 6. 20, et 1 Corinthiens 7. 23. Le prix n’est pas précisé, mais ne peut être que le sang précieux de Jésus-Christ.
- Dans le "rachat" (en grec : exagorazo), il s’agit d’une délivrance d’un état antérieur : Galates 3. 13 dit que les Juifs sont "rachetés" de la malédiction de la loi. Tite 2. 14 dit que ceux des nations sont "rachetés" de toute iniquité. En outre, nous sommes délivrés du pouvoir des ténèbres (Colossiens 1. 13) et de la servitude de la crainte de la mort (Hébreux 2. 15).
- Nous avons la paix par la justification grâce au sang de Jésus-Christ :
Le Seigneur Jésus a fait la paix par le sang de la croix (Colossiens 1. 20). Les êtres humains sont à la fois pécheurs par nature, coupables par leur comportement envers le Dieu Saint, et ennemis par leur haine contre toute évocation du seul Dieu auquel ils ont des comptes à rendre (Romains 5. 10). Or Dieu n’était pas notre ennemi : "Il nous a aimés et a envoyé Son Fils comme propitiation pour nos péchés" (Romains 5. 8 ; 1 Jean 4. 10). Jésus a posé le fondement pour une paix parfaite. Le résultat de l’œuvre de Christ est non pas une paix de Dieu avec les êtres humains, mais « la paix avec Dieu » pour les êtres humains (l’Évangile l’annonce dans Éphésiens 2. 17). L’être humain reçoit la paix avec Dieu par la foi en l’œuvre de Christ, de la rédemption qu'Il a accomplie.
Celui qui croit en Jésus est justifié par Dieu (est déclaré juste), et il est libéré de toute culpabilité. Le fondement de notre justification est le sang de Jésus-Christ ; elle est acquise par la foi, mais il a sa source dans la Grâce de Dieu (Romains 3. 24 ; Romains 5. 19 ; Tite 3. 7). Celui qui est justifié par Dieu sait qu’il possède la paix avec Dieu (Romains 3. 24 à 26 ; Romains 5. 1). Cette paix n’est pas fondée sur un sentiment ou une impression, mais sur le sang de la croix de Christ, c’est-à-dire sur le don de sa vie sous le Jugement de Dieu. La paix n’a pas seulement mis fin à notre inimitié contre Dieu, mais nous avons été introduits dans une conformité intérieure et profonde avec Lui. Nous avons donc accès à la faveur de Dieu (à la Grâce de Dieu) dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu (Romains 5. 1 à 2).
- Nous avons l’accès à Dieu grâce au sang de Jésus-Christ :
Par le sang de Christ, nous avons aussi reçu accès à Dieu, et avons la liberté de nous approcher de Lui avec confiance (Éphésiens 2. 13 ; Hébreux 10. 19 à 22). Ces privilèges sont en contraste avec l’Ancien Testament où seul le souverain sacrificateur entrait une seule fois par an dans le lieu très Saint. Maintenant le sang de Jésus-Christ a pleinement satisfait les saintes exigences de Dieu. Autrefois le voile fermait l’accès du lieu de la présence de Dieu ; la preuve que le sang a satisfait aux exigences de Dieu est que ce voile a été déchiré au moment de la mort du Seigneur Jésus sur la croix (Matthieu 27. 51). Symboliquement, cela exprimait que l’accès à Dieu était désormais ouvert pour toujours (Hébreux 9. 8 ; Hébreux 10. 20).
Non seulement l’accès est ouvert, mais nous sommes rendus capables d’y entrer. « Nous avons été sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ… » (Hébreux 10. 10). Nous pouvons donc « entrer » en pleine liberté, soit comme sacrificateurs pour adorer, soit pour prier comme ayant besoin de miséricorde, afin de trouver grâce pour avoir du secours au moment opportun (Hébreux 4. 16).
Un être humain pécheur non réconcilié avec Dieu ne peut avoir « hardiesse et accès en confiance » (Éphésiens 3. 12) devant Dieu comme Père, car « Dieu a les yeux trop purs pour voir le mal » (Habakuk 1. 13). En vertu de la propitiation, Dieu n’a plus rien contre nous Ses enfants qui avons placé toute notre confiance en son Fils Jésus : Dieu est « pour nous » (Romains 8. 31). Nous n’avons plus d’inimitié contre Dieu ; car le Seigneur Jésus nous a donné la paix, et même plus : « Il est notre paix » (Éphésiens 2. 14), et nous avons accès auprès du Père par un seul Esprit (Éphésiens 2. 18).
Ce libre accès auprès de Dieu comme notre Père pour l’adoration, les actions de grâces, la prière et l’intercession, est un des privilèges spécifiques de notre foi chrétienne. AMEN !!!
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