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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

La Rédemption que nous avons en Jésus-Christ

20 Février 2024 Publié dans #Salut

- LE FONDEMENT DE LA RÉDEMPTION EN JÉSUS-CHRIST :

L’être humain pécheur est esclave du péché, il est « vendu au péché » (Romains 7. 14 ; voir aussi Jean 8. 34). C’est le point fondamental qui nécessite sa Rédemption.
Si le début de l’épître aux Romains parle surtout de notre condamnation devant Dieu, il contient aussi la pensée de notre esclavage au péché quand l’apôtre dit que les juifs comme les Grecs sont « sous le péché »
(Romains 3. 9). Être sous le péché signifie lui être asservi, être sous son pouvoir. Plus loin, la rédemption est mentionnée en liaison avec la justification : « justifiés … par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Romains 3. 24). En effet, une seule oeuvre est à la base de toutes nos bénédictions.
Jésus-Christ a porté le châtiment de nos péchés et la Colère de Dieu est appaisée à leur égard, nous sommes donc justifiés. D’un autre côté, Christ a donné sa vie en rançon pour nous
(Matthieu 20. 28 ; 1 Timothée 2. 6), Il a payé pour nos péchés, nous sommes donc ses rachetés.
Nous aurions dû payer de notre vie pour nos péchés, mais Christ a donné Sa vie pour nous. Étant sans péché, Jésus n’avait pas à subir la mort, mais Il a accepté de mourir volontairement pour nous qui avons péché, c’est-à-dire donner sa vie comme une rançon pour nous. C’est « la rédemption par son sang »
(Éphésiens 1. 7) qui est le fondement de toutes les délivrances du croyant en Jésus. Elle concerne à la fois notre rachat de la triste dette de nos péchés (Tite 2. 14) et notre libération de l’assujettissement au péché, c’est-à-dire à la force de mal qui habite en nous (Romains 8. 2-3).

- LA LIBÉRATION DE LA LOI ET DU MONDE :

L’oeuvre rédemptrice de Christ est également présentée dans l’épître aux Galates : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi » (Galates 3. 13). Il y avait une malédiction prononcée contre celui qui ne pratiquait pas la loi. Christ nous a rachetés de cette malédiction en payant pour nous sur la croix. Jésus s’est laissé clouer sur la croix, devenant « malédiction pour nous » (Galates 3. 13), alors qu'Il est sans péché et avait parfaitement accompli la loi.
Non seulement nous étions sous la malédiction, mais, de plus, la loi nous tenait dans la servitude. En tant que juif, l’apôtre Paul dit : « nous étions asservis sous les éléments du monde » (Galates 4. 3). Pour les Galates non juifs, il emploie une expression semblable : les « faibles et misérables éléments auxquels vous voulez de nouveau être asservis » (Galates 4. 9). Tous les êtres humains du monde qui n'ont pas reçu le Seigneur Jésus dans leur vie sont également sous la servitude des principes du monde. Les uns essayent de respecter la loi de Dieu, les autres une religion idolâtre, mais ils sont tous sous le même principe légal, principe entièrement du monde, qui consiste à acquérir par soi-même la faveur de Dieu. Mais pour nous qui sommes devenus enfants de Dieu, Christ nous a rachetés de ce joug légal en nous donnant gratuitement ce que nous ne méritions pas : la position de fils de Dieu
(Galates 4. 5). Plus d’effort à faire, tout est grâce. Dans cette nouvelle position, la loi n’a plus de force sur nous car, associés à Christ, nous sommes morts à la loi (Galates 2. 19).

- LA DÉLIVRANCE DE L’EMPRISE DE SATAN :

Satan est le chef de ce monde. Pour lui, tous les moyens sont bons pour régner sur l’être humain. Il utilise les obligations religieuses comme les obligations mondaines derrière lesquelles il se cache. "Ne pas prendre, ne pas goûter, ne pas toucher" (Colossiens 2. 21), ou au contraire suivre le « "train de ce monde » (Éphésiens 2. 2, Colossiens 2. 8), toutes ces obligations ont en réalité une même source dans celui qui est l’usurpateur impitoyable. Pour mieux dominer, il s’appuie également sur le sentiment de peur qui habite le coeur de l’être humain depuis la chute, en particulier cette crainte de la mort qui, pendant toute la vie, assujettit à la servitude l’être humain sans Dieu (Hébreux 2. 15).
Mais Jésus-Christ nous a délivrés de toutes ces formes d’esclavage en étant le Vainqueur de toutes les forces adverses. Quand Jésus était sur la terre, il guérissait « tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Actes 10. 38) et à la croix, Jésus a triomphé publiquement de toutes les puissances spirituelles
(Colossiens 2. 15). De plus, Il nous a délivrés de la crainte de la mort en rendant « impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Hébreux 2. 14).

- LA RÉDEMPTION(Romains 8. 23)

La rédemption acquise par Christ a des résultats éternels (Hébreux 9. 12) qui ne sont visibles que par la foi. Quoique vaincu à la croix, Satan domine encore sur le monde et la création est toujours sous la « servitude de la corruption » (Romains 8. 21). Le croyant lui-même garde sur la terre son corps d’abaissement assujetti aux maladies et à la mort ; il soupire en attendant la délivrance finale.
Heureusement, Dieu en soit loué, l’oeuvre de Christ a des résultats complets : il y aura une rédemption finale, rédemption en puissance qui s’accomplira quand le Seigneur Jésus reviendra. Pour nous ce sera alors « l’adoption, la délivrance de notre corps »
(Romains 8. 23). L’Esprit Saint nous a déjà scellés pour ce « jour de la rédemption » (Éphésiens 4. 30) et Il nous permet de l’anticiper par la foi (Éphésiens 1. 14).
Toute la création profitera aussi de cette rédemption en puissance et jouira de « la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8. 21). Une libération générale sera publiée par toute la terre, réalisation glorieuse du type qu’était l’année du jubilé en Israël
(Lévitique 25).
Cette rédemption en puissance nous est présentée comme une liberté acquise par victoire puisqu’il est dit : « Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, Je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ? » (Osée 13. 14 ; voir aussi
1 Corinthiens 15. 55). En ce glorieux jour de la Résurrection au Retour de Jésus, les corps de tous les saints seront libérés de l’étreinte de la mort, le dernier ennemi.
Tout ce que Christ a acquis par sa mort et sa résurrection sera arraché à la domination de l’usurpateur ; ce sera alors la pleine « rédemption de la possession acquise »
(Éphésiens 1. 14).

- LE BUT DE LA RÉDEMPTION :

Aussi précieuse que soit la rédemption, elle n’est pas une fin en soi. Elle est plutôt un moyen pour que le Seigneur Jésus puisse achever en nous son propos d’amour.
Dieu voulait que les fils d’Israël soient sa nation particulière, un peuple de sacrificateurs pour le servir sur la terre qu’Il leur avait donnée. Pour cela, il a dû les racheter hors d’Égypte afin que ce propos se réalise. Ils ne pouvaient pas Le servir tant qu’ils étaient les esclaves du Pharaon.
En ce qui nous concerne, le but visé est d’un ordre plus élevé. Dieu désire que nous soyons des fils, devant lui parfaits en amour. La rédemption était nécessaire comme moyen pour atteindre ce but (Éphésiens 1. 5-7 ;
Galates 4. 5). Elle était encore nécessaire afin que nous soyons « rendus capables de participer à l'héritage des saints dans la lumière » (Colossiens 1. 12). Le Père cherche des adorateurs et en Jésus, nous sommes « de saints sacrificateurs pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pierre 2. 5). Mais avant cela, il a d’abord fallu que nous soyons « rachetés de notre vaine conduite… par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1. 18-19).
Dieu a de riches pensées en notre faveur, mais leur réalisation n’est possible que sur la base de la Rédemption en son Fils Jésus. Nous devons d’abord être rachetés de toute puissance ennemie pour que Dieu soit libre de réaliser tous ses sages conseils pour notre bien et à sa gloire.

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