Le seul Dieu Saint et le mal dans ce monde
DIEU A-T-IL CRÉÉ LE MAL ?
La Bible affirme clairement : « Dieu est lumière et il n’y a point en lui de ténèbres » (1 Jean 1. 5). Dieu est absolument Saint, Pur et Parfait. Jésus dit à ses disciples : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5. 48). Les anges proclament sa perfection : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! » (Ésaïe 6. 3). Il est le « Père des lumières » (Jacques 1. 17). Il est donc impossible que le mal puisse trouver son origine en Dieu. La Bible associe l’apparition du mal à la chute de Satan qui était un chérubin, un ange de lumière, et qui a voulu devenir « semblable au Très-Haut » (Ésaïe 14. 14). Dans la Bible, le prophète Ézéchiel décrit l’orgueil et la chute de Satan : « Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi. Par la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché ; je te précipite de la montagne de Dieu, et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes. Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; je te jette par terre... » (Ézéchiel 28. 15-17).
En succombant à la tentation, Adam et Eve, le premier couple humain s’est asservi au péché. Le mal s’est ainsi frayé une entrée dans le monde créé par Dieu. Il est évident que Satan a réussi de la sorte pour exercer son emprise sur ce monde. La Bible dit : « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5. 12) ; et encore : « le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5. 19).
DIEU N’EST PAS RESPONSABLE DU MAL SUR LA TERRE.
Quand, après la chute, Dieu demanda des comptes à Adam, celui-ci se retourna contre Eve, et dit : « La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé » (Genèse 3. 12).
Quand Dieu interrogea la femme, celle-ci mit en cause le serpent : « Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé » (Genèse 3. 13).
Placés en face de nos fautes, nous avons toujours tendance à nous disculper et à rendre Dieu responsable de tout.
Non seulement Dieu n’est pas responsable du mal sur la terre, mais voilà que se produit l’inimaginable : en Jésus, Dieu se charge de tous nos péchés. « Celui qui n’a point connu le péché [Jésus], il [Dieu] l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5. 21). La Bible dit encore de Jésus : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53. 3-5). La sanction prononcée par Dieu contre les péchés du monde est tombée sur son Fils Jésus. Il a été frappé de plein fouet par la malédiction divine : pendant trois heures, le pays a été enveloppé de ténèbres, et Jésus le crucifié a été réellement abandonné de Dieu dont Il ne voyait plus la face. « ...Notre Seigneur Jésus-Christ s’est donné lui-même pour nos péchés » (Galates 1. 4).
Tel est le manifeste de l’Amour de Dieu. Il n’existe pas de meilleure nouvelle que celle de l’Évangile.
COMMENT CONCILIER LA NOTION DU DIEU D’AMOUR AVEC TANT DE DÉTRESSES SUR CETTE TERRE ?
POURQUOI DIEU PERMET-IL LA SOUFFRANCE ?
Avant la chute, il n’y avait dans ce monde ni mort ni peine, ni souffrance, ni rien de ce qui nous afflige aujourd’hui. Dieu avait disposé toutes choses pour que l’être humain puisse mener une vie parfaite. Mais l’être humain a choisi délibérément de suivre ses propres voies qui l’ont éloigné de Dieu. Étant créé à l'image de son Créateur, l'être humain est doué d'une capacité de décision qui le rend responsable de ses actes. Afin de démontrer cette responsabilité, Dieu a fixé à Adam un domaine précis et a abondamment pourvu des ressources nécessaires à son bien-être. La seule limite établie était la défense de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Mais Adam et Eve se détournèrent volontairement de Dieu leur Créateur en Le désobéissant. Et nous constatons que celui qui se détourne de Dieu sombre dans la misère. Ceci est confirmé jour après jour. Beaucoup sont enclins à rendre Dieu responsable de tout cet état de choses. Pourtant, la faute n’incombe pas à Dieu, mais à l’être humain.
« Dieu est lumière » (1 Jean 1. 5) ; si nous prenons le parti de vivre dans les ténèbres loin de Dieu, ne le Lui reprochons pas, car Dieu nous a créés pour vivre dans sa proximité. Dieu est et reste le Dieu d’Amour infini ; Il l’a démontré en accomplissant une œuvre inimaginable : il a donné Jésus son Fils unique pour nous arracher à la situation désespérée dans laquelle nous nous étions mis nous-mêmes.
Jésus a dit en parlant de Lui-même : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15. 13). Existe-t-il amour plus grand ? Jamais une œuvre comparable au sacrifice du Calvaire n’a été accomplie en faveur de l'être humain ; la croix est bien le point culminant de l’Amour divin.
Que nous soyons croyants ou non, nous vivons tous dans un monde déchu ; la souffrance sous toutes ses formes connues en fait partie intégrante. Face à la souffrance qui frappe un personne, nous nous posons la question pour savoir pourquoi telle personne est-elle épargnée par la maladie, alors que telle autre est atteinte d’un mal implacable et souffre cruellement ? Il arrive même souvent que l’homme pieux soit davantage éprouvé que l’incroyant.
Le psalmiste l’avait déjà constaté : « J’ai vu en effet ceux qui ont renié Dieu, j’ai vu que tout leur réussit, et j’ai envié ces insolents. Ces gens-là n’ont jamais d’ennuis, ils sont gros et gras, ils ne connaissent pas la peine des hommes ; les coups durs sont pour les autres, pas pour eux » (Psaume 73. 3-5). Mais il finit aussi par comprendre le sens de sa détresse personnelle : elle n’est pas la sanction infligée en raison d’un péché particulier. Il ne conteste pas avec Dieu ; au contraire, il s’accroche davantage à Lui et Lui dit : « Pourtant, je suis toujours avec toi. Tu m’as saisi la main droite, tu me conduis selon ton plan, ensuite tu me prendras dans ta gloire...Mon corps peut s’épuiser, mon cœur aussi, mais mon appui, mon bien le plus personnel, c’est toi, Dieu, pour toujours » (Psaume 73. 23-24, 26).
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