L’Intercession de Jésus-Christ
Intercéder veut dire essentiellement plaider au nom d’un autre. L’intercession (ou l’intervention) de Christ reste un thème fondamental de la foi chrétienne (1 Jean 2. 1, 2 ; Romains 8. 34). Ses soins, Son Amour et Sa compassion pour l’Église se manifestent dans la provision de grâce qu’Il accorde à l’Église, son Épouse, et qui découle de son œuvre d’intercession.
L’intercession comprend deux aspects. Premièrement, elle implique des requêtes ou des arguments qui convainquent un autre du bien-fondé de la requête. Voici de quelle manière Jésus priait pendant son ministère terrestre : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété » (Hébreux 5. 7). Jésus a demandé beaucoup de choses à son Père, comme nous le lisons dans Jean 17. Ses prières terrestres étaient un avant-goût de son Intercession céleste qui dépend, à son tour, de sa mort volontaire sur la croix et de sa Résurrection.
La mort de Jésus sur la croix et sa résurrection d’entre les morts nous amènent au deuxième aspect de son Intercession : l’offrande de sa personne comme sacrifice expiatoire. Jésus se présente aujourd’hui, devant le Père, comme l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Ce que Jésus a demandé dans sa prière de Jean 17, pendant son séjour terrestre, Il Le reçoit dans le Ciel en se présentant devant le Père.
Nous lisons dans Hébreux 8. 1 que Jésus est le Souverain Sacrificateur qui est « assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux ». Jésus n’aurait pas pu s’asseoir à côté du Père Majestueux et accomplir son rôle sacerdotal s’Il était resté sur la terre (Hébreux 8. 4). Il devait monter aux cieux afin d’entrer au Paradis comme le Souverain Sacrificateur pour nous. Quand Christ a dit : « tout est accompli » (Jean 19. 30), Il parlait de son œuvre sacerdotale sur la terre (à savoir, son sacrifice). Mais ces paroles posent aussi le fondement pour son œuvre continue au Ciel. Le théologien John Owen l’a bien exprimé ainsi : « On reconnaît généralement que les pécheurs ne pourraient pas être sauvés sans la mort du Christ. Mais, on ne réfléchit pas souvent au fait que les croyants ne seraient pas sauvés sans la vie du Christ depuis sa crucifixion ».
En tant que Souverain Sacrificateur, « Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7. 25). Jésus prie, non pas seulement en tant que Sacrificateur, mais aussi en tant que Roi et Prophète : car Jésus parle au peuple de la part de Dieu son Père, et Il parle à Dieu son Père au Nom de son peuple. Mais Jésus reste toujours Roi dans son activité prophétique, ce qui Lui confère une autorité absolue à ses paroles. Jésus prie non pas seulement en tant que Prophète-Roi, mais aussi comme le Seigneur de gloire ; et il prie non seulement comme le Seigneur de gloire, mais aussi comme le Fils de Dieu, ressuscité avec puissance (Romains 1. 4). Autrement dit, Jésus prie comme Quelqu’un dont les requêtes ne peuvent pas être refusées ; Il est donc le Souverain Sacrificateur suprême, qui représente son peuple (l’Église) afin que l’Église puisse s’approcher du Trône de la grâce de Dieu avec assurance (Hébreux 4. 16).
Puisque Jésus-Christ « vit toujours », il intercède toujours. Il n’y a aucun enfant de Dieu dont Christ n’ait pas mentionné le nom personnellement auprès de Dieu notre Père. En effet, si vous êtes enfant de Dieu, c’est précisément parce que Jésus, le Fils de Dieu, a présenté votre nom à son Père, qui est désormais votre Père.
Devant le Trône du Très-Haut,
Mon Défenseur saura plaider ;
Cet Avocat s’appelle Amour,
Il intercède pour moi toujours.
Mon nom est gravé sur ses mains,
Mon nom est inscrit sur son coeur ;
Puisqu’Il défend ma cause au Ciel,
Nul ne pourra me condamner.
Jésus-Christ « reçoit » parce qu’Il « présente ». Au Ciel, Il a reçu le Saint-Esprit de manière renouvelée (Psaumes 45. 8 ; Actes 2. 33). « L’huile de joie », qui coule de sa tête sur l’Église, coule plus abondamment et plus richement qu’avant (Jean 7. 39). Jésus intercède pour son Église et Il le bénit de toutes bénédictions spirituelles. Et ce faisant, Jésus remplit son Église du Saint-Esprit afin d’œuvrer dans ce monde à travers elle. Jésus sanctifie son Église (Jean 14. 12) et Lui communique des dons spirituels (Éphésiens 4. 8-12). Jésus est entré dans la maison de son Père pour préparer une place à ses enfants (Jean 14. 3). Et Il plaide notre cause, dans la maison de son Père : « Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2. 1). Il peut accorder toutes bénédictions à son peuple, puisqu’Il les reçoit Lui-même.
Les requêtes que Jésus présente au Père pour Son Église n’atténuent en rien sa dignité. Maintenant dans son état d'être humain glorifié et exhalté dans le Ciel, Dieu le Père accorde à son Fils Jésus des bénédictions qu’Il n’a jamais reçues pendant son humiliation (c'est-à-dire pendant sa Venue dans ce monde). Jésus a eu, par exemple, à nous révéler de nouvelles révélations afin de bénir l’Église (Voir Apocalypse 1).
"Jésus-Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous !" (Romains 8. 34).
C’est réconfortant de savoir que pour nous tous qui sommes enfants de Dieu, quand nous avons besoin de secours, Jésus, notre précieux Sauveur, se tient devant le Père et plaide en notre faveur ! Il intercède pour nous, Il prie, de tout son cœur, pour notre bien. Cela nous réconforte, car nous pouvons être sûr que nous ne sommes jamais seul... Il y a Jésus notre Sauveur qui veille sur chacun de nous, qui ne nous quitte pas des yeux, et qui agit dans l’invisible chaque fois que nous en avons besoin : par exemple pour nous protéger, pour qu’une bénédiction soit activée pour nous, pour que nous soyons encouragé, etc.
Chre(e)s lecteurs/trices, enfants de Dieu, sachez avec certitude que Jésus veille sur vous, et il intercède pour vous. Le Fils de Dieu vous aime et prie avec ferveur pour vous, aujourd’hui encore. Soyez assuré(e) de son secours en votre faveur.
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