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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Le pardon divin

19 Janvier 2023 Publié dans #Pardon des péchés

"Qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ? (Luc 5. 21). "C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu" (Éphésiens 2. 8). Le Seigneur Jésus-Christ, qui est Dieu, a le pouvoir de pardonner les péchés (Luc 5. 24).

A) Sa nécessité et ses motifs :
Le péché, même s’il est contre le prochain, étant une offense envers Dieu, provoque la colère du Créateur et l’être humain ne peut plus rien pour sa défense : sa faute est trop importante car elle est dirigée contre le divin. Dans la parabole du serviteur impitoyable
(Matthieu 18. 23-35), la somme due
relève de montants invraisemblables pour un particulier. Plaider contre Dieu, mais avec quel avocat ?
Ici apparaît le caractère tragique du péché qu’aucune pénitence ne peut effacer… l’être humain est dans une position de débiteur insolvable.
S’il y a donc rétablissement de la relation normale, c’est-à-dire primitive, entre le Créateur et sa créature, cela ne peut être que sur l’initiative de
Dieu; il faut, en effet, une solution indépendante de l’effort humain. Dieu seul dispose du pardon.
Le texte majeur d’Éphésiens 1 montre que Dieu pardonne, sauve l’être humain selon le bon plaisir de sa volonté. Cette volonté de Dieu de pardonner relève, d’une certaine manière, de son désir de sauver. Un autre motif est l’honneur de Dieu. Éphésiens 1. 6, 14 indique encore que Dieu veut être glorifié et que le salut de l’être humain en est une composante. Mais le motif essentiel de la démarche divine reste l’amour, car c’est ainsi que Dieu se révèle : « Je suis le Dieu miséricordieux et bienveillant… plein de fidélité et de loyauté », dit-il à Moïse (Exode 34. 6). Et cet amour s’exprime envers tous les hommes. Dieu est, par essence, amour et il le prouve en sacrifiant son Fils. Néhémie qualifie Dieu de « Dieu des pardons » (9. 17). Le pardon de Dieu est le libre jaillissement de l’amour divin.
Nous pouvons conclure ceci : Parce que Dieu possède un Amour plein de bonté et de miséricorde, Il décide par un décret
irrévocable qui correspond à son bon plaisir de sauver le monde. Mais pour réparer la désobéissance du premier homme, Jésus le Fils de Dieu, de son côté, se fait obéissant et manifeste au monde son Amour suprême en se livrant volontairement sur la croix.

B) Sa modalité mystérieuse :
Dieu se met en colère parce qu’Il nomme le péché par son nom, parce qu’Il le dévoile sans détour, car Dieu ne fait pas l’économie du péché ; Il ne le regarde pas comme n’ayant pas eu lieu, mais Il « supprime l’obstacle » à travers son Fils Jésus qui a payé le prix sur la croix. Le fait que Dieu se met en colère contre le péché ne signifie nullement son éloignement, sa fermeture à l’égard de l’être humain pécheur ; mais au contraire sa proximité et sa faveur, sa volonté d’entrer en relation avec
l'être humain ! Souvent quand Dieu condamne le pécheur, Il lui parle, et le fait que Dieu lui parle est un moyen de repentance pour le pécheur… mais celui qui demeure fermé obstinément à la Parole de Dieu ne trouve devant lui que la Colère de Dieu.
Mystérieusement, sans effusion de sang (sans vie donnée), il n’y a pas de pardon. Jésus-Christ, le Fils de Dieu, répand son sang sur la croix et le pardon de Dieu s’opère à travers Lui et uniquement par Lui le seul Médiateur. Ce n’est pas l’être humain qui sacrifie quelque chose ou qui se sacrifie ; c’est Dieu Lui-même qui prend en charge
le paiement du péché puisque l’être humain est insolvable. Aussi Paul s’écrie-t-il : "vous avez été rachetés à prix d’or" (1 Corinthiens 6. 20). La loi donnée à Moïse ne faisait que dévoiler le péché, l’incapacité de l’être humain à se sauver par lui-même. Jésus, Lui, expie véritablement nos péchés, étant victime propitiatoire, rédempteur, devenu péché pour nous et, de ce fait, Il ôte notre propre péché. Nous pouvons nous demander pourquoi était-il nécessaire que Jésus-Christ meurt pour nous pour que Dieu nous pardonne et donc nous sauve parfaitement. Il y a là un grand mystère ; pourtant, nous pouvons comprendre que si Dieu avait « passé l’éponge » sur nos péchés sans les juger, son Amour aurait été sauf, mais pas sa parfaite Justice ; et si Dieu avait exercé sa Justice sans son Amour, sa Justice aurait été satisfaite, mais pas son Amour. Ainsi par le sacrifice du Christ, les deux trouvent leur compte.

C) Ses caractères :
La dette ayant été effectivement payée, le pardon de Dieu est total et gratuit pour l’être humain. Le péché n’est plus imputé à nous qui sommes enfants de Dieu mais expié
(Romains 4. 7 ; 2 Corinthiens 5. 19). Le Nouveau Testament utilise souvent un terme juridique, aphiemi, remettre, pour
désigner le pardon. Déjà les prophètes de l’Ancien Testament avaient eu l’intuition, la révélation, non pas certes de la façon précise dont Dieu agirait pour pardonner, mais de la qualité du pardon divin. C’est ainsi qu’ils utilisaient des expressions imagées comme couvrir, ne plus se rappeler, enlever, effacer, laver, purifier, fouler aux pieds, mettre au fond de la mer nos péchés. Tout péché peut être pardonné sauf celui contre le Saint-Esprit. Le pardon de Dieu est « le lieu » privilégié où l’être humain se reconnaît totalement dépendant de Dieu. Le pardon de Dieu est un cadeau.

D) Ses conditions :
Bien que le pardon de Dieu soit gratuit et à son initiative, les effets de ce pardon sont conditionnés. Le pardon n’est pas un automatisme magique, un phénomène qui se passerait en dehors de l’être humain. C’est parce qu’il reconnaît son péché que le publicain repart justifié
(Luc 18. 13).
Jésus-Christ déclare : « Repentez-vous, sinon vous périrez ». Quelle est la mission des douze apôtres ? Prêcher
la repentance (Marc 6. 12 ; Luc 24. 47). De quelle annonce aux Athéniens l’apôtre Paul est-il chargé ? Que les êtres humains aient à se repentir parce qu’il y a un Jugement à venir (Actes 17. 31). Lors de la guérison d’un boiteux, Pierre dit au peuple : « Repentez-vous et convertissez-vous ». Et Paul agit de même devant Agrippa : cela suppose un changement de vie, le renoncement aux autres valeurs que celles de la Révélation, la production d’œuvres dignes de la repentance (Matthieu 3. 8 ; Actes 26. 20).
Repentir et conversion sont indissociables de la foi en Jésus. Pierre, dans la maison de Corneille, affirme le pardon des péchés pour quiconque croit en Jésus
. Dans toute vraie conversion, il y a un acte de foi par lequel l'être humain a ce que Dieu lui demande (la foi) et Dieu lui offre le pardon des péchés, la salut, la vie éternelle, etc... Le pardon de Dieu est un cadeau ; encore faut-il ouvrir le paquet par un acte de foi en Jésus : confession des péchés, repentance, changement de vie, etc...
Si le désir de Dieu est que tous les êtres humains soient sauvés, tous ne le seront pas, car chaque être humain doit se repentir personnellement, se détourner de ses péchés et recevoir le parfait Salut offert par Dieu en son Fils Jésus-Christ, le seul Sauveur du monde.

E) Ses conséquences :
La première conséquence du pardon de Dieu est le rétablissement de la relation entre le seul Dieu trois fois Saint et l'être humain, car il y a réconciliation. Ce n’est pas l’être humain qui se réconcilie avec Dieu ; c’est Dieu qui réconcilie l’être humain avec Lui-même, grâce au Christ
(2 Corinthiens 5. 18 ; Colossiens 1. 20). Dieu est de nouveau
accessible ; le vrai croyant en Jésus n’est plus son ennemi. Et il n’y a plus de condamnation qui pèse sur celui qui croit en Jésus, mais justification, purification, possibilité de recommencer sa vie avec une culpabilité ôtée (Philippiens 3. 13). Le pardon de Dieu nous permet de « naître de nouveau » (Jean 3. 3).

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