Jésus-Christ est notre Souverain Sacrificateur (1)
En ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, nous lisons qu'après sa résurrection, Il est monté au Ciel où Il s'est assis à la droite de Dieu : "Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au Ciel et Il s’assit à la droite de Dieu" (Marc 16. 19). Nous apprenons aussi que Jésus y exerce le ministère d'intercesseur : "... il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !" (Romains 8. 34). L'auteur de l'épître aux Hébreux enseigne en quoi consiste ce ministère de Christ en prenant l'image du souverain sacrificateur de l'ancienne alliance de Dieu avec Israël.
Sous l'ancienne alliance, le tabernacle et plus tard le temple, avaient été construits dans le but d'être un lieu de rencontre entre Dieu et son peuple. Le sacerdoce Lévitique, avec ses sacrificateurs, était établi en fonction du service du tabernacle. Dieu a toujours voulu qu'il y ait une relation étroite entre Lui et les êtres humains. Dès le début dans le jardin d’Éden, Adam et Ève vivaient dans la présence de Dieu, particulièrement manifestée lorsque vers le soir la voix de Dieu, "La Parole" venait à leur rencontre (Genèse 3. 8). Malheureusement, le péché a interrompu ce dialogue béni et à cause de leur désobéissance, nos premiers parents ont été chassés de l’Éden, séparés de la présence divine.. "Le péché crée une séparation entre Dieu et les êtres humains" (Ésaïe 59. 2). Cependant, après le péché, Dieu a voulu rétablir sa relation avec les êtres humains et la Bible nous révèle les nombreuses manifestations de sa présence avec des personnes qui Le cherchaient ou que Lui-même appelait.
Le tabernacle construit par Moïse, a été l'un de ces moyens établi par l'Éternel pour rencontrer son peuple La première alliance avait des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre (Hébreux 9. 1). Un tabernacle contenant divers objets, des sacrificateurs faisant le service dans le lieu saint, un souverain sacrificateur, seul habilité à entrer une fois par an dans le lieu très saint avec le sang des animaux offerts en sacrifice, pour faire l'expiation de ses propres péchés et pour ceux du peuple.
Le tabernacle était une figure, une représentation symbolique et provisoire, du véritable Tabernacle établi dans les cieux. Le culte qui y était célébré représentait le chemin à parcourir pour s'approcher de Dieu. Il faut remarquer que le tabernacle est un message, utilisé par le Saint-Esprit pour annoncer un autre Tabernacle, plus grand et plus parfait, construit par le Seigneur Lui-même (Hébreux 9. 8). L'auteur de l'épître aux Hébreux, inspiré par l'Esprit de Dieu, s'est efforcé par une comparaison avec le Souverain Sacrificateur de l'Ancien Testament, de nous faire comprendre le ministère du Seigneur Jésus-Christ comme Médiateur dans son corps sur la terre, en s'offrant lui même en sacrifice sur la croix, à la fois victime et sacrificateur ; et dans le ciel, ou Jésus a comparu pour nous devant Dieu, avec son propre sang et où Il se tient en permanence, comme notre Médiateur auprès du Père.
Dans l'Ancien Testament, le sacerdoce était établi pour le service de Dieu dans un sanctuaire terrestre ; d'abord le tabernacle, puis le temple. Le but de ce sanctuaire était d'établir un lieu de rencontre entre Dieu et son peuple, les sacrificateurs et les lévites devant accomplir les différentes tâches requises dans ce but : sacrifices, offrandes, prières, enseignement de la loi, ordonnances rituelles : circoncision, purification, etc… Le Tabernacle dans sa conception illustre parfaitement le chemin pour entrer dans la présence Dieu, le Lieu Très Saint :
- le parvis ou cour intérieure du sanctuaire, avec l'autel des sacrifices et la cuve des ablutions. Le parvis était accessible à tous, pour l'expiation, la consécration, la purification.
- le lieu saint, où se trouvaient le chandelier, la table des pains de proposition et l'autel des parfums, les sacrificateurs faisant le service y entraient en tout temps. Il illustre le maintient de notre communion avec le Seigneur, dans la lumière, en vue de l'adoration.
- le lieu très saint du Tabernacle ou du Temple, était le lieu de la présence de Dieu symbolisée par l'Arche d'Alliance. Seul le Souverain Sacrificateur pouvait y entrer, une fois par an, pour y faire l'expiation des péchés du peuple.
Après la description de la fonction du souverain sacrificateur selon la loi de Moïse donnée à Israël, l'auteur de l'épître aux Hébreux précise que le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait (Hébreux 9. 8). Le rôle principal du Souverain Sacrificateur était une fonction de médiateur, celui qui se tient devant Dieu en faveur du peuple. Mais ce sacerdoce n'étant pas parfait, il devait être remplacé par un autre sacerdoce, un autre souverain sacrificateur. L'auteur de l'épître aux Hébreux, cherche par son enseignement à présenter le Seigneur Jésus-Christ, comme le Grand Souverain Sacrificateur, unique, parfait et éternel, établi par Dieu lui-même, pour exercer un ministère de médiation en notre faveur, dans le Ciel auprès de son Père. Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui est assis à la droite du Trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme (Hébreux 8. 1-2).
Sous l'ancienne alliance et selon la loi de Moïse, le souverain sacrificateur était un homme de la tribu de Lévi, de la famille d'Aaron, le premier-né. La hiérarchie religieuse se présentait comme suit :
- Aaron (ou son successeur), le souverain sacrificateur, ayant accès une fois l’an dans le lieu très saint au jour des expiations.
- Les sacrificateurs et les lévites, chargés du service du sanctuaire, exerçant leurs fonctions jusque dans le lieu saint;
- Le peuple, admis à présenter ses offrandes dans le parvis sur l’autel des holocaustes.
Avec la Nouvelle Alliance,
- Christ est le souverain sacrificateur unique et parfait (Hébreux 7. 24-28).
- les croyants font tous partie du sacerdoce royal, étant devenus rois et sacrificateurs avec Christ (1 Pierre 2. 5, 9 ; Apocalypse 1. 6 ; Hébreux 10. 19-22). Le parvis est ouvert à tous ceux qui, appelés par l'Évangile, viennent à la croix du sacrifice expiatoire, accès du chemin qui mène à Dieu.
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