Le sacrifice de Jésus et quelques uns de ses résultats
« C’est ici votre heure, et la puissance des ténèbres » (Luc 22 : 53).
Jésus le Fils de Dieu, prosterné, demeurait en prière dans le jardin de Gethsémané. Étant à l’agonie, sa sueur devint comme des grumeaux de sang. Environné par d’effroyables ténèbres spirituels, Jésus commençait à ressentir le poids des péchés du monde qu'Il allait porter et souffrir pour nous tous qui avons transgressé la loi de Dieu son Père. C’est ici que se place la scène de la tentation. La lumière divine fut retirée à la vue du Christ et il fut livré aux puissances des ténèbres. L’âme angoissée, Jésus demeurait prostré sur la terre. Il se rendait compte de la désapprobation de Dieu son Père contre nos péchés. Jésus avait pris des lèvres des hommes coupables la coupe de la souffrance pour en boire le contenu tandis que Jésus leur tendait la coupe des bénédictions. La colère qui aurait dû s’abattre sur l’humanité s’abattait sur Jésus.
Le Seigneur Jésus s’était souvent retiré à Gethsémané avec ses disciples pour y méditer et y prier. ... Jamais auparavant il n’avait pénétré dans ce lieu le cœur rempli d’une telle tristesse. Ce n’était pas physiquement que le Christ souffrait d’une manière si atroce. Les péchés du monde, voilà ce qui l’accablait. Le sentiment de la désapprobation de son Père, dont il était momentanément séparé comme conséquence du péché, lui brisait le cœur. ...
Nous ne pouvons concevoir que très imparfaitement l’inexprimable angoisse de Jésus à Gethsémané lorsqu’il se rendit compte qu’une séparation s’était produite entre Lui et son Père à cause des péchés des hommes. Jésus se fit péché pour l’humanité déchue. Le sentiment qu’il ressentit en perdant le contact avec l’Amour de son Père augmenta l’angoisse de son âme et c’est alors qu’il poussa cette plainte déchirante : “Mon âme est triste jusqu’à la mort” (Matthieu 26 : 38).
Jésus le divin Fils de Dieu était sur le point de mourir sur la croix. Le Père envoya alors un messager pour fortifier le douloureux martyr et pour le soutenir afin qu’il puisse marcher dans le chemin teinté de sang. Si les mortels avaient pu apercevoir l’étonnement et la douleur de l’armée angélique, tandis qu’elle regardait en silence cette scène poignante (le Père ôtant à son Fils ses rayons de lumière, d’amour et de gloire), ils comprendraient mieux la gravité que revêt le péché aux yeux de Dieu.
"Jésus-Christ, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu" (Hébreux 10. 12).
Le chemin pour entrer dans les lieux saints a-t-il été ouvert ? Oui, absolument, “par le sang de Jésus… à travers le voile, c’est-à-dire sa chair” (Hébreux 10. 20). En fait, qu'est-ce que l'Écriture nous présente comme résultats liés à la valeur de la mort de Christ pour nous ?
– Nous avons la rédemption : “Nous avons la rédemption par son sang” (Éphésiens 1. 7), une rédemption éternelle, car “Christ… non pas avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang –, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle” (Hébreux 9. 11, 12).
– Nous avons le pardon : Cette rédemption que nous avons par son sang, c’est le pardon des péchés – oui, car “sans effusion de sang il n’y a pas de rémission” (Hébreux 9. 22).
– Nous avons la paix : Jésus a “fait la paix par le sang de sa croix” (Colossiens 1. 20).
– Nous sommes réconciliés avec Dieu : Nous qui étions pécheurs, il nous a “toutefois maintenant réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort”, pour nous présenter “saints, irréprochables et irrépréhensibles devant lui” (Colossiens 1. 21, 22). Alors que nous étions ennemis, “nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils” (Romains 5. 10).
– Avons-nous besoin de propitiation ? Dieu a présenté Christ “pour propitiatoire, par la foi en son sang” (Romains 3. 25).
– Nous sommes justifiés, déclarés justes : Nous avons été maintenant “justifiés par son sang” (Romains 5. 9).
– Nous avons une part éternelle avec Christ : Il a fallu qu’il meure, car “à moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit” (Jean 12. 24).
Comment la malédiction de la Loi a-t-elle été ôtée de dessus tous ceux qui se trouvaient sous sa condamnation ? Par Christ qui est “devenu malédiction pour nous – car il est écrit : “Maudit est quiconque est pendu au bois” (Galates 3. 13).
Pourquoi l’Amour de Dieu et la crainte du Seigneur nous poussent-ils à persuader les êtres humains ? Car “nous avons discerné ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts… afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité” (2 Corinthiens 5. 14, 15).
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