Il faut... Il fallait...
« Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même IL FAUT que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3. 14-16)
« NE FALLAIT-IL PAS que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? » (Luc 24. 26)
La nuit précédant sa crucifixion, Jésus se rend, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers et, se mettant à genoux, Il prie en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne. » (Luc 22. 42, français courant)
Cette coupe que Jésus-Christ a bu jusqu’à la lie est celle des souffrances qu’Il va endurer à la croix à cause de nos péchés, la coupe de la Colère de Dieu que Jésus a subi pour nous. Dans l’angoisse du combat, Jésus supplie son Père plus instamment et sa sueur devient comme des grumeaux de sang tombant sur la terre. Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, Saint et Parfait, n’ayant jamais connu le péché, ne pouvait pas désirer boire cette coupe de la Colère divine, ni être séparé de Dieu son Père. C’est pourquoi Jésus dit : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! » ; mais, dans son obéissance parfaite à la volonté de Dieu son Père, Jésus ajoute aussitôt : « Que ce soit ta volonté qui soit faite et non la mienne ».
Or, la volonté de Dieu est de sauver les pécheurs. II FAUT donc que son Saint Fils Jésus-Christ passe par ces horribles souffrances et par la honteuse mort sur la croix. Mais combien de fois Jésus ne l’a-t-Il pas dit à ses disciples : « IL FAUT que le Fils de l’homme souffre beaucoup … qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour » (Matthieu 16. 21). Et après sa résurrection, Jésus dit aussi aux deux disciples d’Emmaüs : « NE FALLAIT-IL PAS que le Christ endure ces souffrances et qu’il entre dans sa gloire ? » (Luc 24. 26).
A cause de nos péchés que Jésus porta sur Lui à la croix, Jésus fut abandonné de Dieu son Père durant ses trois dernières heures de vie sur la croix. Oui, c'est pour nous que Jésus affronta seul la mort spirituelle que son âme sainte ressentit dans toute son affreuse réalité. Les souffrances et la mort de Jésus-Christ sur la croix étaient une nécessité absolue pour que chaque pécheur qui se repent de ses péchés et qui place sa confiance en Jésus soit pardonné de tous ses péchés et soit justifié devant le seul Dieu trois fois Saint. La Sainteté et la Justice de Dieu ne pouvaient être satisfaites autrement que par le sacrifice d’une sainte victime, et seul, Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu, pouvait s’offrir à Dieu en sacrifice parfait pour le pardon de nos péchés et pour notre salut éternel.
Mais si pour Dieu, IL FALLAIT ce sacrifice expiatoire pour les êtres humains pécheurs que nous sommes tous, il y a aussi un « IL FAUT… » pour le salut de quiconque croit.
Si Jésus dit à Nicodème : « IL FAUT que le Fils de l’homme soit élevé (sur la croix) », Jésus lui dit aussi : « IL VOUS FAUT être né de nouveau ».
De son côté, Dieu a accompli le « IL FAUT », c’est-à-dire la nécessité absolue de l’œuvre expiatoire qui a été parfaitement accomplie à la croix.
Et nous êtres humains de notre côté, le « IL FAUT » est-il accompli ? Sommes-nous chacun nés de nouveau, autrement dit, avons-nous chacun reçu par la foi le Saint-Esprit et la vie nouvelle que Dieu nous offre gratuitement en vertu du parfait sacrifice expiatoire de son Fils Jésus ?
Jésus dit ceci : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu'un n'est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le Royaume de Dieu […] Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : IL VOUS FAUT être nés de nouveau » (Jean 3. 3, 7). Alors, où en êtes-vous cher(e)s lecteurs/lectrices ?
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