Les deux aspects du pardon de Dieu
Tiré du livre « Si tu veux aller loin » de Ralph Shallis
Nous enfants de Dieu, Dieu nous appelle à entrer dans sa présence « parce que Jésus est notre Souverain Sacrificateur et non pas notre ennemi ». Notre pardon est déjà acquis. Dieu ne reviendra pas sur sa Parole. Mais il y a une condition qui s'attache à la libération de notre conscience. Le Nouveau Testament nous fait comprendre clairement que la seule base du pardon de Dieu est le précieux sang de Jésus ; mais il y a deux aspects de ce pardon.
LE PARDON JUDICIAIRE DE DIEU :
Avant le jour de notre Nouvelle Naissance, Dieu était notre Juge et nous étions des pécheurs coupables, les assassins de son Fils Jésus mort sur la croix pour nous, car nous étions poursuivis par la Loi divine. Mais le jour de notre Nouvelle Naissance, Dieu en tant Que Juge pardonna tout nos péchés, passés, présents et futurs. Depuis, Dieu ne voit plus notre péché ; à ses yeux, nous sommes justes comme Jésus-Christ est Juste. Dieu considère notre péché comme appartenant à Jésus et sa mort comme étant la mienne. La Justice de Jésus est devenue notre justice. Notre cœur est maintenant à Jésus et sa résurrection est devenue notre vie nouvelle. Par cet acte de Dieu, nous avons été identifiés avec Jésus-Christ dans sa mort et dans sa résurrection. Puisque Dieu nous considère maintenant comme étant mort avec Christ, Il peut enfin nous pardonner, ce qu'Il ne pouvait faire auparavant.
C'est grâce au pardon de Dieu que nous pouvons dès lors recevoir sa vie de résurrection ; elle nous est donnée à l'instant même où son Esprit est entré en nous. La nouvelle naissance est donc le résultat direct du pardon judiciaire de Dieu et ce pardon est définitif. Heureusement que notre Salut dépend d'un acte Souverain de Dieu et non pas de notre ténacité !
LE PARDON PATERNEL DE DIEU :
A partir de l'instant où on devient enfant de Dieu par le sceau du Saint-Esprit vivant en nous, Dieu n'est plus notre Juge, Il devient notre Père. Nous ne sommes plus des criminels à ses yeux, nous devenons ses enfants et nous l’appelons ABBA, PÈRE. En tant qu'enfants de Dieu, quand nous sommes conscients d'avoir péché, nous n'avons plus affaire avec Lui sur le plan judiciaire, mais nous avons affaire avec Lui comme l'enfant vis-à-vis de son père. En tant qu'enfant de Dieu, Dieu en tant que Juge ne voit plus mes péchés, mais si je pèche, ma conscience le voit bien et mon péché peut nous tourmenter. C'est alors qu'un gros nuage noir monte entre moi et le soleil de la présence de Dieu. Je suis toujours son enfant et Dieu est toujours mon Père, mais à cause de mon péché non confessé, je ne vois plus Sa face. J'ai perdu, non pas mon salut, mais ma communion avec Dieu.
Ainsi, à chacune de mes faillites, je dois revenir à Dieu mon Père céleste et Lui confesser ma faute. Satan essaie de m'en empêcher, en me faisant croire que Dieu le Père me chassera de sa présence. Alors tant que je ne crois pas au parfait pardon de Dieu, Satan me tient dans un état de dépression et d'impuissance spirituelle. Tant que ma conscience est souillée, le Saint-Esprit est attristé et cesse de me remplir.
Pour avoir le PARDON JUDICIAIRE de Dieu, il y a une seule condition, répétée plus de cent fois dans le Nouveau Testament : « Croire au Seigneur Jésus ».
Pour avoir le PARDON PATERNEL de Dieu, il y a également une seule condition : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1 : 9). Ce passage, comme toute la première épître de Jean, est adressée aux croyants en Jésus, aux enfants de Dieu.
Comme nous avons déjà obtenu le pardon judiciaire de Dieu par la foi en son Fils Jésus-Christ, ainsi nous obtenons son pardon paternel par la foi sur la base du même sacrifice de Christ qui a tout accompli une fois pour toutes. Ce que Dieu demande de nous, c'est la véracité, c'est l'honnêteté absolue.
Dieu exige donc une confession sincère. Nous devons reconnaître ce que nous avons fait de mal à Ses yeux. Ce que Dieu ne tolère pas, c'est que nous essayions de nous justifier, de nous excuser ou de nous esquiver. Il faut appeler le péché par son nom. A l'instant même de la confession sincère de nos péchés, nous recevons le pardon paternel de Dieu. Le pardon judiciaire, nous l'avons déjà ; maintenant Dieu nous pardonne aussi en tant que Père toujours pour la même raison : « le sang précieux de son Fils » qui fut versé sur la croix pour que, par le moyen de la foi en son Fils Jésus, nous recevions le pardon tous nos péchés. « Dieu est fidèle » car Il l'a promis ; « Il est juste » car Christ est mort et ressuscité ; Dieu nous pardonne et nous purifie aussi de tout péché - si nous le CONFESSONS.
La condition, la seule, pour obtenir le pardon de Dieu notre Père céleste, c'est la confession sincère du péché. Nous ne pouvons rien faire pour l'expier. Nous n'avons même pas besoin de le faire, puisque Jésus-Christ l'a déjà fait pour nous. Il nous faut simplement nous présenter devant Lui tels que nous sommes et d'un cœur repentant, car « Dieu est lumière » (1 Jean 1 : 5). A la lumière de la face et de la Sainteté de Dieu, toute imperfection est immédiatement mise à nu. « Si nous marchons dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion et le sang de son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1 : 7).
A notre sincère confession, Dieu répond : « Mais, mon enfant, la question fut déjà réglée par mon Fils, il y a deux mille ans, sur la croix ; nous n'avons plus besoin d'en parler ». Dieu tourne la page de mon dossier, Il ne revient plus jamais sur cette question. Cependant, Dieu me place à nouveau devant la croix où Jésus a totalement expié tous nos péchés. Jésus-Christ est ressuscité et la croix est vide, mais j'entends la voix de Dieu mon Père me disant : « Mon enfant, souviens-toi du sang de mon Fils Jésus versé sur la croix ! Voilà le prix de ton pardon, voilà pourquoi tu es de nouveau en communion avec moi ».
Par cette discipline, je me relève purifié après chacune de mes faillites, mais aussi avec une haine accrue pour le péché. Je comprends mieux l'Amour parfait de Dieu pour moi, son incalculable générosité, son étonnant pardon envers le misérable que je suis.
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